3 pièces de cirque

3 espaces

1 poète en gueule

Les textes de Nicolas Bachet sont la colonne vertébrale de cette création. Ils sont au centre et relient les 3 pièces de cirque. Argent roi, surconsommation, défi de vivre ensemble… il nous parle de la vie d’aujourd’hui. Ce compositeur-musicien-poète vient défendre sa musique et ses mots en Live.

Le cirque a donc été écrit à partir de ces matières. Les artistes ont cherché à savoir comment le cirque pouvait faire vivre ces « coups de gueule ».

A sa manière ; fait de chair, d’énergie sensible, de prise de risque, de gouttelettes de transpiration, de culot et d’extra-ordinaire. Des sensations fortes, comme ces mots forts en gueule et porteurs de sens. De la poésie vivante.

En résistance. Populaire. Du dehors au dedans. De la rue à la salle de théâtre. S’exprimer librement. Avec joie et détermination.

L’HORISON – Junglage

Ta main tremble
Le mensonge coule dans tes membres
Tu éponges ta sueur qui coule
Ta fierté fond, ton œil fuit, tes dents claquent, tes viscères se contractent
Toi qui ne crois plus qu’en l’argent, tremble
Toi qui est seul et qui te crois si nombreux
Crains ma résistance accrue
Mes cheveux sont du crin Ma peau de l’écorce
Et mes mains pourraient bien…
Se serrer…

LES PORTES DU SUPERMARCHÉ – Mat culbuto

…Volez dans les nuages et les rayonnages
Planez au lieu de planifier
Criez, bougez, dansez
Déballez la liberté
Et consommez la à outrance
Changez pas la voiture, mais la conscience
Écoutez votre cœur, pas votre banquier
Nous ne sommes pas des numéros de compte
Ni des portes monnaies
Et la confiance, c’est pas une carte de fidélité…

JUSTA PUGNA – Fil de fer

« Justa Pugna » signifie combat singulier en latin.

Le principe de cette pièce est celui d’une joute sur fil. Chacun fait face à l’autre, mais aussi à soi même. A travers un combat permanent entre l’équilibre et le déséquilibre, les personnalités se dévoilent. Ou comment illustrer la compétition permanente dans notre société, qui nous oblige à aller toujours plus loin, quitte à écraser l’autre.

La force de Justa Pugna tient dans le fait que les fildeféristes changent à chaque représentation, afin de donner une autre dimension à leur relation et au moment présent. Cette pièce existe aussi par la poésie (musique et textes) de nicolas Bachet, musicien-compositeur. Il joue avec les notes, propose, attaque, enchaîne un slam, puis donne le rythme. Sa présence et sa musique sont le troisième pilier du spectacle.

« Évoluer sur un câble, c’est comme se retrouver à cœur ouvert. États, émotions, être et paraître, tout est là, en exposition, en pâture pour le public. Faire de ce projet une forme courte me semblait assez logique, ainsi garante du dynamisme et de l’intensité de la proposition Se rencontrer dans cette urgence de rapport humain direct, tout en créant l’évènement : telle est l’ambition de justa pugna. » Anne-Lise Allard, co-auteur de justa pugna.

MUSIC & POÉSIE

Nicolas Bachet boucle en directe des lignes de basse et de guitare. Il y pose de puissants thèmes de saxophone, compositions originales, sorte de seconde voix intime jumelle de sa voix première, l’autre, celle qui lui sert à scander ses poèmes, à caler sa prose dans le fond du temps, à l’heure de la dernière heure, son heure préférée. L’heure où on n’y croit plus, l’heure où on se dit : « Ah dommage, trop tard ! » Mais ça arrive et on se fait cueillir comme un coquelicot qu’aurait voulu mourir plus vite que le soleil. L’amour du risque c’est la trépidation de la vie, la musique c’est la maîtrise du temps, c’est goûter la saveur du moment, taquiner l’instant, jouer avec le feu qu’on entend si fort qu’on fini parfois par le voir.

Nicolas a joué successivement dans diverses formations : un taraf (ensemble de musique klezmer), un groupe de funk et afro-beat, un combo de slam. Il a également composé quelques bandes sonores, notamment pour la cie XY.

Nicolas travaille beaucoup avec les circassiens, rapport aux affinités communes concernant la prise de risque physique, c’est un musicien de scène. Il accompagne régulièrement de nombreux artistes de cirque et leurs numéros (Vincent Martinez, La Fabrique des Petites Utopies, Les Chéris d’amour, Cie des Sysiphes, Cie Encore et Un, Sylvain Julien, Grégory Edelein…)

Les mots jaillissent en cascade, roulades et pirouettes de clowns meublant les intervalles dans un cirque.

Anita Nair

Jeune équipage de grand enthousiasme, la Cie MAUVAIS COTON fait tanguer nos sens & nos émotions. Cette bande de cirque hautement instable n’imagine pas l’acrobatie sans sa musique. Inventeurs d’un nouvel agrès, le mât culbuto, ils relient le sol à l’air, créant figures & envols pour faire de la bascule un naufrage volontaire, énergique et aérien. Leur envie est de faire collection de petits riens, de ce qu’ils vivent, de ce qu’ils disent, de ce qu’ils tentent & de les tendre comme un miroir aventureux. Cette sensibilité épidermique vient s’appuyer sur des mots & des gestes, des notes & des élans.

Projet soutenu par

Centre des Arts du Cirque de Lomme(59),
La condition publique – Roubaix(59),
l’Académie Fratellini – Paris(75),
Pôle Cirque la cascade – Boug st Andeol(07),
centre culturel le Polaris – corbas(69),
la cie Isis(02),
l’association de Port Royal des Champs(…)

Crédits

Photo par J.P. Estournet